MM. Gérard et Bernard Pelot.
'BILLINGS BRIDGE, MON VILLAGE et MA VIE'
Référence: leur livre
Merci pour leur co-opération.
LA VIE PAROISSIALE
C’est en mai 1886 que Mgr Thomas Duhamel, archevêque d’Ottawa, approuva la fondation de la paroisse Saint Thomas d’Aquin à Billings Bridge. Elle couvrait un territoire assez étendu, ses frontières rejoignant celles de Notre-Dame-de-Lourdes de Cyrville à l’est, et Our Lady of the Visitation de South Gloucester au sud. Jusqu’en 1929, elle comprenait aussi les francophones et les anglophones d’Ottawa sud, le quartier situé entre la rivière et le canal Rideau. Cette année-là les anglophones ont fondé la paroisse St. Margaret Mary.
On a construit une petite église en bois sur le chemin Metcalfe en haut de la côte et le curé Eugène Barry en a pris charge au printemps de 1887. Quelques mois plus tard, un cyclone a frappé la région, rasant bon nombre de bâtiments, incluant la petite église. Un groupe de treize enfants qui suivait un cours à la première communion
était dans l’église à ce moment là, et l’une d’eux, Mary Ann McVeigh, y a perdu la vie.
Une nouvelle église, celle-ci en brique, a été terminée au début de 1889. C’est elle à laquelle tous les anciens paroissiens du village se sont attachés, car elle a continué à servir pendant près de 70 ans, jusqu’à ce qu’il ait fallu la remplacer par un bâtiment plus grand en 1957. La mémoire de nos raconteurs
a tourné autour des messes et des autres liturgies célébrées pour eux dans les murs de la veille église durant la première moitié du siècle. Dès le début, la paroisse desservait les francophones et les anglophones.
Les prières de la messe elle-même étaient évidemment en latin. Mais le sermon et les annonces se donnaient dans les deux langues tous les dimanches. En 1891, la paroisse comptait 82 familles dont 38 francophones. L’église a pu suffire au nombre de paroissiens pendant plusieurs années, mais à partir du temps de la deuxième guerre, la population s’est accrue sensiblement.
L’édifice était trop petit, et les gens de différents secteurs ont adressé des demandes à l’archevêque le priant d’établir de nouvelles paroisses. En 1954, les familles anglophones du côté est de la rue Bank se sont detachées pour former la paroisse Immaculate Heart of Mary sur la promenade Alta Vista. À l’automne de 1957, les gens de la section sud de la paroisse sont partis pour établir la paroisse bilingue St-Bernard de Blossom Park.
Un dénombrement réalisé à la fin de septembre de la même année comptait 341 familles francophones et 177 anglophones. La planification était déjà en marche pour construire une nouvelle église St-Thomas-d’Aquin sur un site du côté est de la rue Bank. Elle a été complétée en 1957 et bénie par Mgr Marie-Joseph Lemieux le 14 juin 1958.
La paroisse à ce moment desservait 625 familles. Mais de nouveaux quartiers s’ouvraient. Les maisons neuves se multipliaient dans le secteur sud-ouest. Cette fois-ci, en 1966, les anglophones ont formé la paroisse Holy Cross sur le chemin Walkley, et simultanément St-Thomas-d’Aquin est devenue officiellement francophone. Voici la liste des prêtres qui ont desservi la paroisse St-Thomas-d’Aquin depuis ses débuts.
Eugène Barry 1887-1891
Michael Boisseau 1891-1894
J. Alfred Myrand 1894-1901
J.H. Chartrand 1901-1912
Pierre Bélanger 1912-1933
Aurèle Bélanger 1933-1937
T. Deschamps 1937
Louis Lee 1937-1943
J.Émile Latendresse 1943-1966
Marcel Gauthier 1966-1991
Jacques Poirier 1991
Gilles Lavergne 1991-2000
Robert Huneault 2000-2005
Doris LaPlante 2005- 2006
Gérard St Denis 2006-2008
Albert Kaumba Mufwata
et Jacques Kabasu
Bamba 2009
-
Vous pouvez consulter le
livre Billings Bridge Mon Village Ma Vie
à la bibliotèque publique d'Ottawa. Le livre n'est plus en vente.